CO₂ : augmenter la production de cannabis

Nous savons que le dioxyde de carbone est nécessaire à la culture de toutes plantes et il est tout aussi important que l’azote, le potassium ou le phosphore. Il se mesure en parties par million (ppm), qui varie selon l’endroit où nous vivons, mais l’air que nous respirons contient environ 400 ppm de CO₂. C’est un élément essentiel à la réalisation de la photosynthèse et un apport minimum est nécessaire à la plante.

Pour absorber le dioxyde de carbone, le cannabis a besoin de lumière. Il l’absorbe par les feuilles à travers des pores appelés stomates, qui sont capables de réguler l’absorption d’eau, de CO₂ et d’autres gaz tout en contrôlant leur propre taux d’humidité et d’oxygène.

Les stomates du cannabis au microscope

La température est également importante, car les plantes ont besoin d’une température plus élevée pour absorber le CO₂ sans problème. La plage de température optimale est de 27 à 29 degrés Celsius. Lorsque les plantes absorbent le CO₂, celui-ci va vers les chloroplastes, qui sont l’un des organites qui contient la chlorophylle et qui absorbent la lumière. Ils sont également responsables de la photosynthèse.

Qu’est-ce que la photosynthèse ?

La photosynthèse est à l’origine de la plupart des molécules de la chaîne alimentaire des êtres vivants, et elle représente la majeure partie de la biomasse organique sur Terre. Ce processus permet aux plantes de convertir l’énergie lumineuse en énergie chimique utilisée pour la création de sucre et la libération d’oxygène.

Photosynthèse et respiration cellulaire

Le dioxyde de carbone a un effet important sur le taux de photosynthèse de la plante, qui affecte à son tour l’absorption des nutriments, et donc un impact direct sur la croissance et la floraison de vos plantes.

La relation entre les niveaux de CO₂ et la photosynthèse est simple : plus de CO₂ signifie une accélération de la photosynthèse, à condition que la lumière, la température ainsi que l’humidité soient optimales. Lorsque le niveau de CO₂ diminue, les plantes se mettent en mode de repos, car elles épuisent leurs stocks de sucre, il faut plus de 250 ppm de CO₂ pour les faire repartir.

Quelle quantité de CO₂ est idéale pour la croissance des plantes ?

Une connaissance de base du métabolisme des plantes est nécessaire pour maintenir un niveau optimal de dioxyde de carbone (CO2) dans une chambre de culture.

À des niveaux de CO₂ inférieurs à 250 ppm, les plantes ne peuvent pas faire de photosynthèse et leur réserve en sucre est réduite du fait de la respiration des stomates. Au-delà de 400 ppm, la photosynthèse est pleinement activée et peut encore être accélérée en augmentent le niveau de CO₂.

Il existe plusieurs façons d’atteindre un niveau optimal de CO₂ dans nos cultures : l’une consiste à utiliser le renouvellement de l’air – le processus d’extraction et d’intraction– et l’autre à utiliser des bouteilles qui injectent du CO₂ directement dans la pièce.

Comment puis-je calculer la quantité de CO₂ dont j’ai besoin ?

Il existe une formule pour cela. La quantité de CO₂ nécessaire pour amener une zone de culture à 1000 ppm peut être calculée en multipliant la surface cubique de la chambre de culture (longueur x largeur x hauteur) par 0,001. Cela vous donnera le total des mètres cube de gaz nécessaires. Une culture de 3 x 4 x 3 mètres contient un volume de 36 m³ et nécessiterait donc 0,036 mètre cube de CO₂.

Des études ont montré que les plantes ont besoin d’au moins 400 ppm de CO₂ pour se développer de manière optimale et s’épanouir. La fourchette optimale se situe entre 1000 et 1200 ppm, le maximum étant de 1500 ppm. La question reste encore discutable, car il existe autant de méthodes d’application que de cultivateurs qui les utilisent.

Danger sur l’utilisation du CO₂

Le dioxyde de carbone est un composant naturel de l’air que nous respirons. Il n’a ni couleur ni odeur, et n’est pas inflammable. Le CO₂ est également produit par le corps humain et expulsé avec l’air que nous expirons. C’est pourquoi la présence humaine augmente progressivement la concentration de CO₂ dans les espaces clos, un effet qui peut s’avérer néfaste pour la santé comme le montre cette échelle :

  • De 250 à 400 ppm : concentration normale dans l’air extérieur
  • De 400 à 1000 ppm : une concentration commune dans des espaces intérieurs fermés avec un bon échange d’air.
  • De 1000 à 2000 ppm : concentration qui participe à la mauvaise qualité de l’air et peut provoquer une sensation d’engourdissement.
  • De 2000 à 5000 ppm : l’air devient vicié et provoque des maux de tête, de la somnolence, des difficultés de concentration, une accélération du rythme cardiaque et de légères nausées.
  • 5000 ppm : Valeur Limite d’Exposition Professionnelle (VLEP) établie en France par l’INRS (Institut National de la Recherche Scientifique) pour une journée de travail de 8 h.
  • Au-delà de 40 000 ppm : l’exposition à de fortes concentrations entraîne une grave privation d’oxygène qui peut provoquer des lésions cérébrales, le coma et même la mort.

Enrichir l’environnement en CO₂ pour augmenter le rendement des plantes de cannabis n’est pas une tâche facile. Le succès de ce processus dépend de plusieurs facteurs, qui augmenteront avec la pratique. Si vous pensez avoir atteint la production maximale avec votre culture intérieure, essayez d’enrichir l’environnement avec du CO₂. Vous serez surpris par les résultats.

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